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We Happy Few

par Marcheur 17 Nov 2020 12:01 18

Pour fêter mon running gag sur des daubes en commençant par l'exceptionnellement nul Shattered Embrace, en passant par le scandaleusement mal fini Fallout 76, pour finir sur le purement mauvais Immortal: Unchained, je me permet d'enfin, ENFIN revenir sur un jeu que j'aime. We Happy Few, développé par les canadiens de Compulsion Games, sorti en août 2018, est un jeu narratif-survie vaguement RPG. Le jeu est édité par Gearbox Publishing, mais était sorti en accès anticipé indépendant en 2016. Je pourrais revenir longuement sur le développement houleux du titre : ce que je vais d'ailleurs faire, mais ma principale raison d'écrire sur We Happy Few, c'est de vous parler du jeu en comparant ce qu'il a été à sa sortie en produit complet, et ce que ses DLC lui ont permis de devenir. Aujourd'hui, on va parler longuement d'un jeu bicéphale, qui n'a su ce qu'il était que lorsqu'est venu le temps pour lui de plier bagage à la fin 2019 avec sa dernière extension. Mesdames, Messieurs, interdiction formelle de ne pas être heureux, bienvenu dans Wellington Wells, la dictature de la joie !

 

Un développement chaotique 

 

Le titre se fait d'abord connaître via un Kickstarter fructueux de 334 754 dollars canadiens sur les 250 000 demandés. Bien sûr, c'est assez peu même pour un jeu de survie, mais vous allez voir que Compulsion Games vont voir plus loin.

We Happy Few se fait connaître via une bande annonce très réminiscente de l'ambiance d'un Bioshock sur la scène d'Xbox en 2015. L'engouement de l'annonce, suscité par la mise en scène, laisse penser à l'essentiel des spectateurs que We Happy Few est bel et bien un successeur spirituel de Bioshock et donc une Immersive Sim très lite, de quoi faire saliver tous les morts de faim du genre. Seulement, peu après, Compulsion Games prend la parole sur le projet et révèle dans un gros bang :

"Eh les gars, c'est un jeu de survie à la Subnautica !"

...

... "Ah ok."

 

   

De la joie de vivre et quelques airs bucoliques.

 

Ce qui vient très vite refroidir les ardeurs du public. Pour tout dire, l'arrivée de l'accès anticipé reçoit un accueil froid, pas glacial, mais on sent bien que Compulsion Games ont fait un formidable effet "chaud bouillant, puis froid sibérien". Le studio va continuer de travailler sur son accès anticipé quelques mois, avant d'annoncer en 2017 avoir trouvé un partenaire chez Gearbox Publishing afin de mettre du beurre dans les épinards et surtout donner les moyens au studio de faire un mode histoire avec 3 aventures distinctes. Le jeu est prévu pour sortir en 2018 et Compulsion Games va devoir se lancer dans un défi insurmontable pour une structure de 40 personnes : faire de We Happy Few, un jeu de survie, un jeu avec un fort aspect narratif, voire linéaire, le tout dans un monde ouvert généré procéduralement.

Ô... Ô grand dieu ce qui va suivre va être F-A-N-T-A-S-T-I-Q-U-E.

 

Vous n'êtes pas un Rabat-joie, tout de même ?

 

Si j'en suis un. On va revenir dans toute cette partie sur ce qui ne va pas dans l'ami We Happy Few.

Comme vous l'avez compris, la base fondamentale mécanique et structurelle de ce titre, c'est un jeu de survie, et un jeu de survie en monde ouvert avec un gameplay s'approchant d'une Immersive Sim (première personne, usage de gadgets, univers réagissant aux actions du joueur et son état etc...). Sur le papier, on pourrait presque croire que rien que cette base est suffisamment intéressante, car les PNJ selon la région dans laquelle ils sont (ville ou campagne) réagissent selon votre tenue et la drogue que vous consommez ou non (en ville, il faut être habillé chic et prendre de la Joy, en campagne, mieux vaut être habillé de guenilles et être sobre... et malheureux).

Mais entre la théorie et la pratique, il y a We Happy Few. Car disons que, tout dysfonctionne dans We Happy Few, les contrôles sont capricieux, rien que la mécanique de saut et d'accrochage merde, les combats jouent sur une gestion de l'endurance à base de frappe et de parade, mais se révèlent imprécis et manquant beaucoup d'impact. Toutes les mécaniques sociales, sont sujettes à certains bugs pouvant bloquer la progression dans l'histoire pour dix bonnes minutes, et certaines mécaniques sont très obscures (on ne vous prévient pas qu'il ne faut pas courir en ville, par exemple).

 

   

La sobriété a le goût du réel...

 

Vous pouvez me dire "OK, mais si je m'en tiens à l'histoire principale ?", eh bien il vous faudra quand même débloquer les points de téléportation rapide (pour ne pas se payer systématiquement les grandes étendues générées procéduralement) et faire attention à vos besoins, aux ressources que vous avez. Même si vous trouverez l'essentiel dans les lieux de quêtes principales, n'allez pas croire que vous allez avancer sans aucune contrainte.

Vous êtes déjà gavé ? Vous allez être tout au long des 30 heures de narration exposé à un jeu qui ne sait jamais qui il est du titre de survie ou du jeu narratif.

Mais il y a un sacré mais : aux moments importants de l'histoire, lors des passages en intérieur notamment, le jeu déploie alors un level design plus travaillé, plus de variété dans les situations, une expérience de jeu plus maîtrisée finalement. C'est lors de ces moments précis que l'on voit à quoi ont servi les mois passés avec le budget fourni par Gearbox Publishing. Sans être de la qualité d'un jeu d'Irrational Games, il faut bien admettre que ces moments sont de loin ceux qui tirent l'expérience vers le haut sur le pur plan mécanique.

En réalité, We Happy Few n'est bon que lorsqu'il met de côté tous ses fondamentaux systémiques de jeu de survie. Signe évident d'un souci qui est arrivé au cours du développement du titre : We Happy Few n'est plus ce qu'il était prévu d'être, et en tant que petite structure, Compulsion Games n'avait pas les moyens de jeter tout ce qu'ils avaient fait pour reprendre.

Bien sûr, à côté de cela, vous avez un mode survie, un mode horde (dont l'intérêt est fort limité) et un mode libre, tous permettent d'exploiter le jeu pour ce qu'il était prévu d'être. Est-ce que tout cela présente un intérêt quelconque ? Eh bien à part accomplir des quêtes secondaires et des événements aléatoires, il n'y a pas grand intérêt à vivre l'aventure We Happy Few de cette manière.

 

Vous prendrez un peu de Joy, quand même ?

 

Bon, on a craché pas mal, mais il est temps de reconnaître à l'aventure We Happy Few quelques grands mérites. Déjà, tout l'univers, l'atmosphère, l'écriture, tout est délicieusement cynique et baigne dans une terrifiante hypocrisie. Imaginez une uchronie : la Grande Bretagne a été battue par l'Allemagne, la nation s'est retrouvée exsangue et pour cacher la destruction totale du pays, l'état a drogué les citoyens d'une drogue troublant leur perception jusqu'à ce qu'ils voient des ruines de Wellington Wells un véritable Paradis. Bien sûr, toute personne qui ne prend pas sa Joy (nom de la drogue d'état) est condamnée à devenir un "Rabat Joie" excommunié de la Cité.

Tout cela est formidablement bien rendu par le gameplay : lorsque vous prenez de la Joy, votre démarche change, vous êtes jovial, heureux, élancé et optimiste, les couleurs sont vives et le monde est magnifique. Quand vous commencez à la descente, vous commencez à voir un peu plus le monde pour ce qu'il est, quand vous êtes en bad, tout est sombre, et quand vous êtes sobre, le monde est une ruine partiellement envahie par la végétation. Car en effet, tous les drogués ont une mémoire à long terme totalement déficiente, donc il n'y a que peu d'entretiens des infrastructures, mais mieux encore, le journal du jour recycle les mêmes nouvelles avec un roulement d'une semaine d'info jamais renouvelée.

Et tout ça... c'est brillant. Simplement brillant, avec des interactions simples, des lignes de dialogue bien senties, des animations exagérées, on ressent vraiment cet univers partout où l'on va. Et c'est la grande force de We Happy Few, même avec ses moyens limités, on est parfaitement dans le ton et le sujet voulus par les développeurs.

 

   

Rien ne vaut une bonne vieille délation...

 

Mieux, les séquences de narration par cinématiques en première personne, en plus d'être immersives, sont très bien écrites et assez bien mises en scène. Les thèmes que le jeu traite (nécessité de la préservation de l'histoire, conditionnement, obsession idéologique, contrôle des foules et conscience collective entre autres) ne sont pas si évidents à aborder, mais l'idée de base est si bonne que le récit s'articule naturellement autour d'eux au cours de son déploiement. De plus, le fait que le jeu raconte 3 histoires, permet de proposer divers points de vue sur le récit, avec d'autres idées de gameplay. Très honnêtement, à la fin du premier récit je me disais déjà "Hum... Y a du talent quand même", mais à la conclusion totale, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir vécu une très grande histoire.

Mais, à la somme des péchés du titre, parce qu'en plus je vous ai épargné les soucis techniques et la relative laideur du jeu (bon, surtout la laideur des textures qui souffrent d'un environnement généré procéduralement). Je vous aurais probablement dit que We Happy Few, ça vaut la curiosité mais surtout une toute petite poignée d'euros. Seulement... Bah j'ai fait toutes les extensions du jeu, ce qui me force à vous supplier de faire le jeu dans sa version "ultime" avec pass de saison et tout le tralala, parce que ce qui devait arriver, arriva.

En annonçant que chaque extension serait un récit indépendant du jeu de base et QU'AUCUNE n'aurait même une notion de jeu de survie, je savais que ce qui allait se produire allait propulser le jeu de "médiocre +" à "bon"... Voire plus ?

 

Alors comme ça, vous êtes capable de vous concentrer ?

 

Premier contenu : They Came From Below, est l'histoire de deux personnages du jeu de base, aux prises avec une invasion extraterrestre. C'est très con. C'est très con mais c'est aussi dans l'esprit du jeu de base, avec une couche de théorie complotiste, beaucoup d'humour anglais, une grosse dose d'inspiration Doctor Who, le tout baigné dans un gameplay FPS linéaire avec un level design plus fouillé qu'avant et une narration à base de fichiers audio et de conversations téléphoniques. On ne dirait pas, mais ce bol d'air sous-terrain dégraissé de toutes mécaniques de survie. Le mieux, c'est encore de se rendre compte que ce court récit de 3 heures grand maximum, offre un ascenseur émotionnel remarquable et l'une des meilleures romances que j'ai pu vivre dans un jeu.

Donc ce premier contenu, c'est très bon, mangez-en, c'est de la pure aventure loufoque parfum Doctor Who, ou science-fiction très bas budget, mais dans le bon sens du terme. C'est second degré, mais ça sait être sérieux quand il faut.

Pour la seconde aventure "Lightbearer" on se déporte légèrement du genre aventure-action classique, pour se diriger lentement vers quelque chose que We Happy Few faisait déjà pas mal : un peu d'horreur. Horreur psychologique et psychédélique, vous aurez le plaisir d'incarner la plus grande célébrité de l'univers de We Happy Few, dans une histoire abracadabrante où vous vous trouverez au coeur de la vérité sur une légende urbaine locale. Le gameplay change encore, le level design se fait plus linéaire encore, moins de recherche, mais plus de séquences très intéressantes sur le plan de la mise en scène et de la réalisation. Pour la première fois, j'ai trouvé le jeu beau, beau, et angoissant. Car durant ce court récit où votre seule arme sera une guitare (vous jouerez de la guitare, interdit de taper !) vous allez être très secoué par les événements, avant un final tout à fait sensationnel où Compulsion Games ouvre les fenêtres pour un bol d'air frais et rock'n'roll.

Encore une fois, ce contenu est bon, voire très bon, mais on sent encore quelques limites posées par le manque de budget, mais surtout, on sent que c'est le dernier contenu qui va offrir la plus grosse plus value.

 

We All Fall Down

 

J'ai volontairement décidé de séparer "We All Fall Down" des autres pour des raisons que je vais expliquer peu après.

D'abord : avez-vous joué à Dishonored ? Si oui, sachez que We All Fall Down fait tout, absolument tout pour s'en rapprocher, pour les autres, on va faire un compte rendu de ce qui change avec ce contenu.

Oubliez la survie, oubliez l'action, oubliez tout ce qui pouvait vous faire vaguement penser à un jeu sur des fondations précaires, We All Fall Down vient avec son lot de nouveautés, mais des nouveautés qui le rapprochent tout simplement d'une vraie Immersive Sim. L'emphase sur l'infiltration permet aux lieux d'être développés afin d'accueillir diverses approches discrètes : agressives ou pacifistes, en passant par l'approche de fuite et de voltige. Votre nouveau personnage est équipé d'un fouet, permettant d'accéder à des lieux surélevés et de faire sauter la plupart des limites frustrantes que vous connaissiez.

Aussi, à l'instar du jeu de base et des deux précédentes extensions, ce contenu vient avec son lot de compétences. Ce nouvel arbre pousse à l'exploration de l'environnement, à l'exploitation de votre espace pour découvrir des secrets divers et variés. Clairement, ce contenu centre l'expérience sur l'exploration, la furtivité et la narration, car cette extension est en réalité une suite directe de la dernière partie du jeu de base.

 

   

Malgré de nombreux défauts, We Happy Few est une expérience atypique et mémorable.

 

Ce qui créait la surprise, pour moi, c'est que durant ses 5 heures, We All Fall Down développe une histoire qui aurait facilement pu faire une suite complète à We Happy Few. Même si l'on sent que quelques raccourcis sont pris pour accélérer le mouvement et synthétiser, cette conclusion est là pour offrir aux joueurs les réponses bien méritées d'une histoire qui s'est avérée passionnante. Seulement, le jeu de base était sclérosé de problèmes, cette extension vient habilement rendre les contrôles plus précis, le level design plus vertical et fouillé, tout en gommant la partie survie de l'expérience de base. Le choix de l'approche du joueur est plus clair, tout comme les spécialisations possibles pour le personnage. En conclusion : We All Fall Down est un contenu mûr, signe clair que Compulsion Games a trouvé sa voie, ça lui aura pris du temps, certes, mais le résultat est subjuguant.

 

Vous l'aurez compris, la séduction opérée par We Happy Few n'est pas des plus rapides. Le jeu de base n'est pas franchement beau, poussif au début, dissociant clairement l'exploration libre de son histoire principale, et s'il possède un charme certain, l'auto-sabordage constant dont le jeu fait preuve, empêche de voir briller de grandes qualités de narration et de construction d'univers. Fort heureusement pour lui, We Happy Few c'est aussi 3 DLC, deux très bons et un dernier chapitre mené et conclut avec brio qui permet à l'expérience complète d'être tirée vers le haut. S'il aurait été très aisé pour moi de rendre un verdict tiède en parlant uniquement du jeu de base, je préfère vous recommander chaudement le jeu complet, quitte à ce que vous vous concentriez sur l'histoire en mode facile pour l'aventure de base, et dégustiez les contenus additionnels. Drôle de conclusion, n'est-ce pas ?

LES PLUS
  • Un univers saisissant
  • Une histoire passionnante
  • Des idées originales partout
  • Riche en contenu
  • Trois très bons DLC
LES MOINS
  • C'est pas très beau, ça tourne pas très bien
  • Des mécaniques de jeux au mieux discutables
  • Souffre de ses origines de jeu de survie
  • Une impression d'être passé à côté d'un titre culte

7/10

Commentaires (18)

#2

Raistlin
Citoyen

OK Marcheur, je veux bien laisser une chance au produit, il est mis dans ma wishlist Steam. Néanmoins, ma confiance en toi ne vaut pas 90€, alors ça attendra une solde -75% hein
#3

Marcheur
Seigneur

OK Marcheur, je veux bien laisser une chance au produit, il est mis dans ma wishlist Steam. Néanmoins, ma confiance en toi ne vaut pas 90€, alors ça attendra une solde -75% hein


C'est à ce prix que je l'ai pris donc je te comprends parfaitement

Si le jeu de base passe mal (surtout la première heure poussive) fais directement les DLC
#4

Democrite
Garde

Essayé sur le Gamepass il y a quelques mois, j'ai tenu 3 heures, mais oui, il y avait moyen de faire quelque chose avec un tel univers, maybe next time ...
#5

cabfe
Seigneur

Si vous ne vous intéressez qu'à la partie narration de ce genre d'histoire, je peux vous conseiller Psycho-Pass: Mandatory Happiness

#6

Nemesis666
Villageois

Mais c'est de pire en pire, après Hades, voilà qu'on nous parle à nouveau de totalement autre chose que de RPG ici oO ...

Hey les mecs, c'est devenu un blog ce site ou quoi ?
Allez poster vos tests sur SensCritique, mais pas ici quoi >< ...
#7

Raistlin
Citoyen

@Nemesis : tu n'es ni le premier ni le dernier à vouloir prendre de haut autrui en essayant d'apposer ta définition de ce qu'est un RPG. Ce genre de débat stérile ennuie aujourd'hui tout le monde, mais tu peux toujours porter ta pierre à l'édifice sur un sujet dédié comme celui-ci : on sera sans doutes très nombreux à ne pas te lire.

Du reste, Marcheur fait partie de l'équipe éditoriale de RPG France, donc il poste bien ce qu'il a envie - si ça te déplait, tu peux soit le signaler à l'équipe modératrice en mp avec un ton plus respectueux (car sinon tu vas te faire jeter), ou retirer RPG France de ta barre de raccourcis puisque son contenu n'est pas adapté à tes attentes.

Bisous

Message édité pour la dernière fois le : 18/11/2020 à 11:41

#8

flofrost
Grand chevalier

Au lieu de se réjouir que le site soit encore actif on a droit à ça...
Le pire là dedans c'est que je ne suis même pas surpris, faut dire qu'en ce moment une bonne partie de l'espèce humaine laisse ressortir ce qu'il y a de "meilleure" en elle
#9

Marcheur
Seigneur

Mais c'est de pire en pire, après Hades, voilà qu'on nous parle à nouveau de totalement autre chose que de RPG ici oO ...

Hey les mecs, c'est devenu un blog ce site ou quoi ?
Allez poster vos tests sur SensCritique, mais pas ici quoi >< ...


Le pire étant qu'en en discutant calmement ensemble, je suis sûr et certain qu'on tomberait d'accord sur de nombreux aspect de ce sujet bien précis

Quant à l'aspect RPG de We Happy Few, il est effectivement très léger (pour ça que sa "note RPG" est très basse) si j'ai évoqué le jeu, c'est entre autre pour sa proximité avec le genre de l'Immersive Sim / Survie, voire rogue lite selon les aspects évoqués, tous trois ont une proximité qui ne se cache pas avec le genre du RPG, voire en sont de direct sous genre.

Pour ce qui est du "vrai RPG", en ce moment je t'avoue que le contenu laisse un peu à désirer aussi de mon point de vue tout à fait subjectif. Je peux cela dit jouer en ce moment dans des conditions très décentes à Wasteland 3 et serait probablement capable dans un avenir je l'espère pas trop lointain d'écrire un test dessus.

Pour ce qui est du reste du contenu, ça date pas d'hier que la cible "RPG" du site est large, pour tout dire on peut remonter aux origines du site avec Rise of the Argonauts, voire même évoquer l'épineux cas de Dishonored, et si on ouvrait le débat encore plus loin, de très, très nombreux "presqu'RPG" pourraient aisément se glisser au milieu de la cible potentielle (notamment la production Ubisoft, voire regarder du côté d'un Days Gone ou même d'un Horizon Zero Dawn, on pourrait brasser large, vraiment).

Tout est une question de ce qui se décide entre nous en fait, ce sur quoi on va écrire dépend essentiellement de la manière dont on justifie le sujet. Par exemple le sujet même du "RPG pas RPG" c'est intéressant parce que ça permet de dévoiler les opinions de chacun sur la question. T'auras le point de vue assez puriste (comme le mien) qui va jurer essentiellement par les RPG "traditionnels" en incluant quelques exceptions du A-RPG dedans (Gothic, Risen, Elex, Fallout New Vegas...) et celui très, très inclusif qui ira prétendre que Far Cry 3 pourrait se retrouver tester ici.

Comme tu as dû t'en rendre compte, on a pas encore de test de jeux de ce type et on envisage pas de le faire. Quant à ce que je fais moi, j'essaye de parler des jeux qui me plaisent et qui ont au moins une proximité non négligeable avec le genre pour que ça ne choque pas trop. En l'occurrence, je ne sais pas si tu as joué à We Happy Few, mais si tu l'as fait, tu verras pourquoi j'ai pensé bon d'évoquer le sujet, car d'un point de vue roleplay / worldbuilding, y a des choses assez intéressantes dedans.

Voilà
#10

Geralt
Grand chevalier

Juste pour rajouter une couche, je dois préciser que Marcheur avait proposé d'autres jeux à tester et les autres membres de l'équipe ont dit "non, c'est pas du RPG".
#11

Nyamulagira
Garde

(tous les jeux sont des RPG d'abord, chaque jeu nous propose de jouer un ou plusieurs rôles => du coup je retourne à mon RPG favori, Tetris)

Sinon, ce test est bien, j'ai longtemps hésité pour ce jeu, et du coup ça sera sans moi. A part Thea, la survie ne m'a jamais vraiment plu, et ça semble être assez central dans les mécaniques.
Je trouverai bien un endroit sur le net pour avoir l'histoire du jeu en vidéo ^^
#12

Marcheur
Seigneur

Juste pour rajouter une couche, je dois préciser que Marcheur avait proposé d'autres jeux à tester et les autres membres de l'équipe ont dit "non, c'est pas du RPG".


C'est bien vrai tout ça !

Je pourrais jamais faire le test de Forza Horizon 4 où j'incarnais le rôle d'une clio dans un monde de lamborghini
#13

Democrite
Garde

Et Y'aura un test du dernier Assassin's Creed ? Parce que depuis Origins, on est vraiment dans une orientation "RPG light" et comme j'aime beaucoup ce dernier, je serai bien curieux de voir un test ici bas :)
#14

RealOkau
Citoyen

[quote]Je pourrais jamais faire le test de Forza Horizon 4 où j'incarnais le rôle d'une clio dans un monde de lamborghini




De mon coté je ne considère pas happy few comme un rpg (ni même dishonored d'ailleurs...), mais je suis toujours très content de lire un nouveau billet sur RPGFrance .

Donc merci !
#15

Gaek_Shao
Chevalier

J'ai lu le test et vu le photos, et je me suis dit "c'est quoi ce truc".....
Donc j'ai un peu la réponse. Mais je reste dubitatif.

En tout cas, merci de nous alimenter en tests, qui sont toujours sympa à lire.
#16

barbahk
Villageois

Merci pour le test Marcheur !
#17

prypiat
Paladin

Merci Marcheur ;)
Tu as réussi le tour de force d'à la fois confirmer mes craintes dans le sens "c'est pas pour moi" (les "tamagochi + craft", autrement appelés jeux de "survie" c'est pas mon délire)... Mais aussi à me donner envie de vraiment le faire, parce que... Ben le concept botte toujours des culs par paquets de douze, le sujet est passionnant... et j’accours dès qu'on parle de narration par le gameplay :)

Mais comme beaucoup je pense, je veux un Bioshock-like dans cet univers.
Est-ce que "We all fall down" est faisable seul ? Niveau scénar / introduction des mécaniques/etc j'entends. Il a l'air de plus se rapprocher de ce que je recherche.

Message édité pour la dernière fois le : 20/11/2020 à 13:43

#18

Marcheur
Seigneur

Merci Marcheur ;)
Tu as réussi le tour de force d'à la fois confirmer mes craintes dans le sens "c'est pas pour moi" (les "tamagochi + craft", autrement appelés jeux de "survie" c'est pas mon délire)... Mais aussi à me donner envie de vraiment le faire, parce que... Ben le concept botte toujours des culs par paquets de douze, le sujet est passionnant... et j’accours dès qu'on parle de narration par le gameplay :)

Mais comme beaucoup je pense, je veux un Bioshock-like dans cet univers.
Est-ce que "We all fall down" est faisable seul ? Niveau scénar / introduction des mécaniques/etc j'entends. Il a l'air de plus se rapprocher de ce que je recherche.


Tu peux faire We All Fall Down sans faire le jeu de base, au début tu as une contextualisation et le gameplay est différent du jeu d'origine donc vas-y
#19

Raistlin
Citoyen

Et bah il suffisait de demander : Le jeu et tous ses dlc pour un total de 15€ sur steam en ce moment ^^
C'est pris pour moi, plus qu'à trouver le temps d'y jouer.




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